La technique du poinçonnage de l’argent a depuis toujours existé du fait de la valeur et des taxes relevées sur le métal.

En effet, pour pouvoir situer le déplacement de l’argent d’un territoire donné à un autre, il fallait poinçonner l’argent.

Cette technique permettait également de dater les métaux en argent.

Au cours des siècles, on a assisté à une évolution qui a eu pour conséquence une diversification des types de poinçons.

Ainsi, au XVIIIème, les poinçons de l’argent étaient caractérisés par un gros format et ils étaient intégralement insculpés. Le poinçon de communauté, les poinçons de charge et de décharge et le poinçon de maître étaient de ce type de poinçonnage du XVIIIème.

Par ailleurs, de manière plus spécifique, un poinçon d’argent pourrait être conçu grâce à un piédouche tel sur une timbale. Pour les antiquaires par exemple, l’aspect des rayures concentriques au fond de timbale et dans le piédouche constitue un élément révélateur.

Retenez que le piédouche est constitutif de pied lorsque celui-ci avec sa forme circulaire est soudé sur le fond d’une pièce, qui peut être une timbale.

L’expertise d’une timbale est permise grâce aux traces laissées par les rayures ou la soudure.

Le poinçon au coq révolutionne le monde du poinçonnage juste après la Révolution vers 1798. Ces poinçons de coq subissent de légères modifications.

Ainsi, en 1809, ils changent de dispositions et en 1819, la tête du vieillard prend la relève incarnant le profil de Michel Ange.

L’évolution du poinçon s’arrête en 1838 avec la tête de minerve qui reste en vigueur même de nos jours.

Il y avait entre autres poinçons également celui de maître Odiot avec une marque écrite en toute lettre.

Alors comment se passe la technique du poinçonnage de l’argent ?

La technique est très simple en ce sens qu’à l’aide d’une bigorne le métal est poinçonné. Cette technique est appelée l’inculpation du poinçon. Elle consiste à faire reposer les pièces ou articles à poinçonner sur les bigornes qui sont en réalité des enclumes en acier.

Ces enclumes sont couvertes de gravures variées pour pouvoir effectuer une impression au revers des ouvrages. Ce procédé permettait de réaliser ensuite la contremarque.

La grosseur des enclumes ou bigornes a beaucoup évolué suivant la taille des pièces à poinçonner.

On assistait alors à une floraison de bigornes très variées. C’est pourquoi, on pouvait avoir 6 insectes représentés sur une corne à grosse bigorne et 6 insectes également sur une moyenne bigorne valable que sur Paris et dans les Départements.

Les poinçons étaient représentés par une petite bigorne à deux cornes, des barres parallèles ou croisées, un tricorne garni de trois bandes, un triangle garnis intérieurement de points ou du mot GAR ou par une plate une bombée portant des losanges. A côté, il y avait un tricorne avec les lettres BD- PARIS et BD-DEPTS et un triangle avec les lettres DU pour Paris et DES pour les départements.

Vous retrouverez des poinçons de l’argent sur des ménagères Christofle.