Installée depuis début juin à Venise et à Strasbourg, la deuxième édition de la Biennale Internationale du Verre se tiendra jusque fin novembre 2011. C’est l’occasion pour de nombreux artistes verriers d’investir lieux privés et lieux publics pour mettre en avant leur art, et notamment, celui traditionnel du cristal de Murano.Et c’est à quelques minutes de bateau de Venise que se cachent les trésors de l’ïle de Murano, où les artisans continuent de perpétuer la tradition verrière qui fait leur réputation. Dans les vitrines longeant le canal principal de l’île, s’alignent lampes baroques, carafes bariolées, vases en cristal travaillés, et presse-papiers souvenirs à destination des touristes amateurs. Mais derrière ces échoppes, les artistes sont toujours là, prêts à réaliser des produits de prestige, comme aux siècles passés, car leur savoir-faire ne s’est pas perdu, il s’est juste quelque peu égaré aux détours des nécessités commerciales.
Dès la première manifestation, les organisateurs de la Biennale Internationale du Verre avaient souhaité créer un “festival” parallèle, appelé Glasstress, et mettant en avant tous les artistes utilisant le verre pour leur création. Et fort du succès de cette précédente édition, Adriano Berengo, vénitien pure souche passionné de l’art verrier, a fait appel à près de 40 artistes pour travailler avec des artisans tous originaires de Murano, pour la réalisation d’oeuvres uniques en verre soufflé ou en cristal de Murano. Le but avoué de cette collaboration est de rendre à Murano toute sa superbe, mais aussi rendre au verre ses lettres de noblesses, pour qu’on puisse à nouveau, le regarder comme un véritable support de création artistique. Et c’est chose faite avec ses magnifiques créations en verre travaillé, comme celles de la designer espagnole Patricia Urquiola qui a inventé de nouvelles formes de coupes, jouant avec l’opacité, la transparence, et les couleurs.