Né en 1841 et décliné plusieurs dizaines de fois, le verre Harcourt de Baccarat s’offre aujourd’hui une rétrospective à la hauteur de sa renommée. La galerie du Musée Baccarat lui consacre en effet une exposition du 9 septembre 2011 au 28 janvier 2012.

C’est sous le règne de Louis-Philippe que le verre Harcourt voit le jour, baptisé du nom d’une vieille famille artistocratique normande. Dessiné par un anonyme, cet élégant verre, érigé sur son pied hexagonal, sera le verre des plus grands d’Europe.  Il sera même produit un service complet Harcourt, avec carafes, compotiers et autres accessoires de table, et il est aujourd’hui encore un des best-sellers de la Maison Baccarat. Edité dans les mêmes règles de l’art qu’à son origine, il trône toujours, chic et délicat, sur les tables de nombreux pays, royaumes et ambassades.

A partir de 1973, la cristallerie Baccarat va produire les premiers modèles dérivés du Harcourt que sont les verres Empire, Ems et Enée. Deux années plus tard, ce sont les versions grandes tailles qui font son apparition : les Hanaps. En parallèle, sortiront également une édition limitée de carafes en cristal. Et en 2002, des séries collectors imaginés par de grands designers – Vincent-Dupont Rougier, les Tsé & Tsé, ou Olivier Kuntzel entre autres – vont radicalement changer l’image classique du verre Harcourt, et par la même, celle de la Maison Baccarat. En 2005, Philippe Starck le colorera de noir pour le coffret issu de la célèbre collection “Darkside”.

Rendez-vous est donc pris Place des États-Unis, dans le 16ème arrondissement à Paris, dès le 9 septembre 2011, pour de découvrir cette exposition retraçant les grandes heures de gloire du verre Harcourt. L’entrée vous en coûtera 5 euros en plein tarif, et les plus admiratifs – ou les plus curieux ? – pourront même réserver une visite-conférence afin d’en apprendre un peu plus sur ce verre de légende.